dimanche 2 mars 2008

Adieu veaux, vaches, cochons, etc.

A trop avoir la tête dans les nuages, un cumulonimbus a du prendre la place de mon cerveau. A défaut d'avoir une tête, il me reste un cœur, et j'ai trouvé mieux que les histoires d'amour pour me faire chavirer. Mon palpitant n'a jamais autant battu la chamade qu'hier, je suis passée du rire aux larmes en une fraction de seconde, et mon pauvre cœur a bien cru exploser à plusieurs reprises. Et oui. Plus fort que l'amour, il y a… l'immobilier.

Plantage de décor : j'en ai assez parlé pour que tout le monde (sauf ceux qui débarquent ici au gré d'une requête qui ne manque jamais d'originalité, mais ceux-là, je les soupçonne de ne rien lire de ce que j'écris) sache que mon (charmant) propriétaire me laisse jusqu'au 31 août pour partir – si ça n'avait tenu qu'à lui, soit dit en passant, il m'aurait foutue dehors le premier février…

Premier réflexe : je cherche à louer un autre appartement. Premier(s) constat(s) : une chambre pour trois, ça va faire juste ; pour espérer trois chambres, il faut viser une maison ; pour louer une maison, il faut avoir un salaire conséquent – que je n'ai pas.

Deuxième réflexe : à défaut de pouvoir louer, je vais essayer d'acheter. Deuxième constat : les biens à vendre ne se bousculent pas sur le marché. Toutefois, je finis par trouver un terrain dont l'emplacement me convient, sur lequel sera construite une maison de taille humaine pour un prix raisonnable. (Le promoteur F. vend le terrain dont il est propriétaire + le contrat de construction avec les Maisons G.) Difficile de rêver mieux. Comme les plans ne disent pas tout, je vais jusqu'à me payer le culot d'aller frapper chez la voisine qui a une maison similaire et lui demande de visiter son bien. Je suis sous le charme (de la maison, pas de la dame, mais vous aviez compris : à force de me lire vous vous y attendiez à celle-là, j'en suis sûre).

Coïncidence : se tient ce week-end un Salon de l'Habitat dans ma jolie petite ville. Par un hasard que je ne prendrai pas le temps de dévoiler ici, j'avais obtenu deux invitations (et oui, on croit toujours que je suis deux). Me voilà donc partie, toute guillerette, à ce fameux salon, déjà en quête de ma future cuisine et de mes peintures (pour les plans sur la comète, s'adresser à moi : je suis très forte). Il s'avère qu'à ce même salon, j'aperçois le stand des Maisons G. Je m'y rends innocemment, pose deux ou trois questions et là, le sol se dérobe quelque peu sous mes pieds : les Maisons G. veulent me vendre le même terrain avec la même maison que le promoteur F., m'affirmant en être elles-mêmes propriétaires.

Question : comment peut-on avoir deux propriétaires différents du même terrain ?

Merci l'entourloupe.


Imaginons maintenant que le promoteur F. me vende son bien. Et que, dans le même temps, les Maisons G. vendent le leur. On va donc être deux acheteurs du même bien. On fait quoi, on partage ? Le rez-de-chaussée pour vous, l'étage pour nous ?

Je vous laisse imaginer la déception. Mais que cela me serve de leçon : mieux vaut avoir un cerveau qu'un cœur. Je lance donc un appel public à la greffe : cherche cerveau humain (celui du chat, ce n'est pas la peine, je t'ai vue venir, Kitsie), en échange duquel vous obtiendrez un cœur en parfait état de marche, bien qu'il ait tendance à s'emballer pour un oui et/ou un non.


NB en rapport au titre : en tout état de cause, sur l'espace restant après la pose de la maison, je n'aurais pu y mettre ni veaux, ni vaches, ni cochons… Maigre consolation.

5 commentaires:

kitsie a dit…

Tu as bien fait de préciser "humain" : en effet, il semblerait que le chat destiné à la greffe n'ait qu'une croquette à la place du cerveau.

DdM a dit…

Kitsie > Ah, ça s'est donc encore atrophié depuis la dernière fois ! ;))

BZH Matth a dit…

En gros, si tu étais passé par les Maisons G. tu aurais pu négocier le terrain moins cher qu'avec le promoteur F. c'est bien cela?
Il doit se servir au passage. Et oui, le "pauvre", il ne doit rien savoir faire d'autres dans la vie, donc il doit acheter en lots pour revendre au détail.
Ou alors j'ai rien compris (je ne dois pas avoir plus de cerveau qu'une huître).

DdM a dit…

BZH Matth > Au final, non ; le promoteur était seul propriétaire du terrain, mais promoteur et constructeur avaient le "pouvoir" de proposer l'ensemble à la vente.

Rapport à la greffe : personne ne s'en est jamais inquiété, mais je n'ai jamais hérité du cerveau de qui que ce soit (pas même du chat). Le coeur, quant à lui, est toujours en parfait état de marche, bien qu'il s'emballe plus que jamais !

BZH Matth a dit…

Le coeur s'emballe?
Avec un joli papier cadeau pour offrir alors j'espère.