dimanche 4 mai 2008

Déménagement, Acte I : Javel et Sanytol sont mes amis

Avouez que vous n'en pouviez plus de ne pas savoir où j'en étais de mon déménagement. Vos nombreux mails de soutien, réconfort et interrogations anxieuses (es-tu enfermée dans un carton scotché ?) vous ont trahi. Peu importe.
Résumé de ce que vous avez raté :

Mercredi : récupération des clés, état des lieux. Me suis demandé si j'avais les yeux fermés lors de ma première visite avant de signer le bail. Le temps d'acheter de la Javel en bidon de cinq litres et début de décrassage de la salle de bain. J'y passe le reste de la journée. La ligne de démarcation grisâtre à environ 1,80m du sol matérialise le passage de l'éponge en deçà de cette limite et toute l'énergie dépensée.

Jeudi : pendant que deux âmes charitables m'aident à transporter mes cartons (Balzac compte un nouveau détracteur et une fois de plus, on regrette que je ne sois pas strip-teaseuse, mais on se félicite que je ne sois pas haltérophile), je pars en croisade dans la cuisine. Après les restes de cheveux et d'ongles de la veille, je m'attaque aux miettes, dégoulinures et autres taches de mes prédécesseurs (et des autres, probablement, compte tenu du degré d'incrustation). Un tiers des murs de la cuisine est lessivé, mais moi je le suis totalement.

Vendredi : reprise du décrassage des murs de la cuisine là où je l'avais laissé. Pas vu un p***** de clou enfoncé dans le mur et dans lequel je m'explose vigoureusement un pouce. La douleur est proportionnelle au désespoir qui m'a saisie depuis deux jours face à l'ampleur de la tâche. Difficile de retrouver une bouteille de désinfectant et une boîte de pansements dans mes cartons… Pas très attirée par la couleur hémoglobine, je file à la pharmacie. Arrivée d'une nouvelle âme charitable pour m'aider à poursuivre.

Samedi : va-et-vient réguliers entre le futur ancien et le futur prochain appartement ; on ne sait plus très bien où l'on habite ; l'expression "à la maison" perd tout son sens. Pas de nouvelles des déménageurs officiels, ceux qui sont censés transférer pour de vrai la fin du mobilier la semaine prochaine. Ca s'annonce bien.
Passage au Brico du coin pour s'armer du super scotch magique qui répare tout et surtout qui empêchera une de mes filles d'aller s'entamer un doigt sur le carreau cassé de la fenêtre de sa chambre, achat de moquette premier prix pour couvrir le lino avant-premier prix qui s'arrache dès qu'on pose un pied dessus, métrage précis du salon afin d'anticiper la pose des meubles car à moins d'une avarie dans le transport final, je perds trois mètres carrés de surface mais pas de meubles.

Aujourd'hui dimanche : jour du Seigneur, priez pour nous…


***

Ca ne s'est pas vu, mais je remercie très très chaleureusement les quelques personnes que j'ai épuisées ces derniers jours, sans qui je ne m'en serais jamais sortie et qui, en dépit des différends qui ont pu nous opposer, ont été les seules sur qui j'ai pu compter en ces temps difficiles pour moi. (notez le record d'emploi du pronom relatif dans la même phrase...)

6 commentaires:

Mélanie a dit…

Pensées pour toi, au coeur de ces moments souvent déroutants...
Courage, courage, Drôle de Miss :-)

Fabrice a dit…

Superbement écrit, le sais-tu, devrai écrire des bouquins toi ;-)
Bon courage pour la suite.
J’ai hâte de lire l’acte II

DdM a dit…

Mélanie > Déroutant, c'est le mot exact !! Merci pour tes pensées :)

Fabrice > Je vais réfléchir à ta suggestion : si le guide de la déménageuse avertie n'est pas sorti, le prends une option sur le titre !!

BZH Matth a dit…

Ou "comment déménager sans déménageur en 10 leçons", ça pourrait le faire aussi.
Encore et toujours bon courage, j'espère pouvoir lire l'acte II bientôt aussi (car il semblerait que ma connexion de semaine sur mon pc ultra rapide soit revenue, je vais pouvoir reprendre mes vieilles habitudes)
A+

Morcheeba a dit…

Oulala ça à l'air d'être un véritable sport de compétition ton déménagement !
Bon courage et bonne chance pour ton emménagement.

DdM a dit…

BZH Matth > Merci de tes encouragements !

Morcheeba > Aïe, c'est vrai qu'il va faloir songer à l'après... le déballage des cartons, le rangement, l'installation... tout ça me parait encore tellement loin !